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CORRECTION - - Tour de France: un chrono taillé pour Cadel Evans

vendredi 25 jui, 12 h 02

Au 2e paragraphe, bien lire que Cadel Evans compte "une minute et 34 secondes de retard".

par Gilles Le Roc'h

MONTLUÇON (Reuters) - La 20e étape du Tour de France qui sera disputée samedi contre la montre entre Cérilly et Saint-Amand-Montrond sur 53 km présente un profil sans grande difficulté qui devrait convenir à Cadel Evans.

L'Australien compte une minute et 34 secondes de retard sur l'Espagnol Carlos Sastre mais a les moyens de le combler.

Le parcours de cette étape n'est en rien comparable au contre-la-montre qui avait soldé en 2001 la troisième victoire dans le Tour de France de Lance Armstrong.

Le départ avait été donné à Montluçon, l'arrivée jugée à Saint-Amand-Montrond mais il avait fallu aux coureurs avaler plusieurs côtes. Cette fois, il n'en est rien et il s'agit d'un avantage donné à Cadel Evans.

"Franchement c'est facile", assure Bernard Quilfen, le directeur sportif de Cofidis installé depuis quelques années dans la région de Saint-Amand-Montrond. "Ce sont de longues lignes droites dans la forêt de Tronçais, alternant faux plat montant et descendant. Du départ jusqu'à trois kilomètres de l'arrivée, il n'y a pas un coup de frein à donner, pas une relance à effectuer. C'est un truc de rouleur."

Cadel Evans n'a pas gagné un contre-la-montre depuis celui du Tour de Romandie en 2006 mais il est évidemment un bien meilleur spécialiste de cet exercice que Carlos Sastre qui n'en a jamais gagné un et dont les performances dans les derniers chronos du Tour ont toujours été inférieures à celle de l'Australien.

GROS DÉFI

L'an dernier, à Angoulême, Sastre avait lâché 2'33" en 55,5 kilomètres dans un chrono que Levi Leipheimer avait gagné à plus de 53 km/h et dont Evans avait pris la deuxième place.

"La moyenne de l'étape devrait tourner entre 48 et 49 km/h", poursuit Quilfen. "L'arrivée n'est pas la même qu'en 2001 puisqu'elle se situe dans une côte qui se monte sur le grand plateau."

Le défi de Cadel Evans n'est pas mince puisqu'il essaiera d'être le cinquième coureur de l'histoire à inverser la hiérarchie du Tour de France et à s'emparer du maillot jaune dans le dernier contre-la-montre après Jan Janssen, entre Melun et Paris dans le Tour de France 1968, au dépens d'Herman Van Springel.

Dix ans plus tard, Bernard Hinault en avait fait de même contre Joop Zoetemelk entre Metz et Nancy en 1978. L'Irlandais Stephen Roche avait dominé Pedro Delgado en 1987 à Dijon. Enfin, en 1989, Greg LeMond avait privé Laurent Fignon d'une troisième victoire en lui reprenant une minute entre Versailles et Paris, à une allure restée record (54,545 km/h) et avec l'aide d'un guidon de triathlète.

La victoire dans le Tour se jouera donc à coup de secondes entre Carlos Sastre et Cadel Evans, le podium devant être complété par Denis Menchov qui ne devrait avoir aucun mal à reprendre 2'15" à Frank Schleck.

Dans ce contre-la-montre, le maillot blanc sera décerné à Andy Schleck (Team CSC) ou à Roman Kreuziger (Liquigas), meilleur rouleur mais qui devra combler 1'58".

Edité par Patrick Vignal

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