dimanche 11 mai, 06 h 15
par Etienne Ballérini
MONACO (Reuters) - Monaco a obtenu samedi sa première victoire à domicile depuis janvier en écrasant Auxerre 3-0 et assuré du même coup son maintien définitif parmi l'élite.
Il est donc temps de faire le bilan d'une saison très décevante au cours de laquelle les objectifs de départ, à commencer par une qualification européenne, se sont révélés impossibles a tenir.
Ricardo, l'entraîneur monégasque qui conduira encore, sauf grosse surprise, l'équipe de la principauté la saison prochaine, a très largement échoué et il le sait.
Monaco vient de vivre trois saisons sans campagne européenne, sans résultats dignes de son statut et surtout sans satisfaire aux souhaits d'un palais princier très regardant sur l'image véhiculée par son équipe fanion.
Le club de la principauté, qui a épuisé plusieurs entraîneurs (Francesco Guidolin, Laszlo Bölöni, Laurent Banide) et mené une politique de recrutement très controversée, a dû faire sa révolution interne concrétisée par les démissions du président Michel Pastor et du vice-président Gérard Brianti et l'arrivée d'un nouvel homme fort proche du palais, Jérôme de Bontin.
Ricardo, maintenu aux commandes, a dû faire face aux remous et composer avec un groupe de joueurs hétéroclite. Le Brésilien, contesté pour ses options défensives, est revenu samedi sur une saison "extrêmement difficile au cours de laquelle on a connu tous les pépins possibles et imaginables".
S'il s'est félicité d'avoir vu en cette fin de saison "un vestiaire complètement concerné et qui a répondu présent" pour sauver ce qui pouvait encore l'être, il n'a pas manqué de relever les raisons qui expliquent, selon lui, les difficultés traversées.
"On n'a été à l'abri de rien", a-t-il souligné, relevant notamment les innombrables blessures qui ont émaillé le parcours de l'ASM tout au long de la saison.
"Ça a été parfois des nuits et des jours de réflexion pour composer un onze qui n'a cessé de changer à chaque journée."
Ricardo a souligné notamment l'impossibilité "de trouver une formule satisfaisante au milieu de terrain" qui aurait pu rendre son équipe plus performante.
PRÉPARER L'AVENIR
L'ancien Parisien, cependant, voit dans son calvaire des raisons d'espérer.
"Les problèmes qu'on a connus vont nous permettre de mieux préparer l'avenir", a-t-il dit. "Il va falloir tirer leçon et profit de tout ça. On travaille depuis un certain temps pour monter une équipe qui puisse la saison prochaine retrouver l'esprit maison."
L'avenir se met donc en place en principauté avec un nouveau président qui a affiché sa volonté de redorer un blason bien terni.
"Le club doit redevenir un des piliers du football français et européen", a déclaré Jérôme de Bontin lors de sa prise de fonctions.
Ricardo a souligné pour sa part "la nécessité de savoir anticiper afin de pouvoir prendre de l'avance sur les adversaires dans la préparation.
"Sur ce plan-là, cette année, on a été en retard", a-t-il déploré.
Il a relevé aussi quelques points positif, notamment l'apport des jeunes de l'effectif.
"On a la chance d'avoir une bonne formation et elle a porté ses fruits puisque les jeunes auxquels on a fait appel ont donné satisfaction à l'image de Djamel Bakar qui termine la saison comme titulaire", a-t-il dit.
Ricardo pourrait donc s'appuyer pour reconstruire sur des jeunes comme Bakar mais encore Vincent Muratori, Cédric Mongongu, Massamba Lô Sambou, Malaury Martin ou Serge Gakpé.
La formation qui, hier, a fait le bonheur de Monaco avec Thierry Henry ou David Trezeguet pourrait redevenir un des piliers du futur à l'heure où, dans les coulisses, on parle de dégraissage et de nombreux départs envisagés. Le chantier rénovation est en marche.
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