dimanche 12 oct, 17 h 14
The Associated Press
STOCKHOLM, Suède - Si le passé est garant de l'avenir, le prix Nobel de l'économie récompensera les auteurs de théories économiques qui ont eu le temps de s'enraciner, de s'étoffer et de résister au passage du temps.
Le lauréat du prix, décerné ce lundi, sera probablement un homme, un Américain, qui aura effectué la plus grande partie de son travail il y a plusieurs décennies. Aucune femme n'a remporté le prix Nobel depuis ses débuts, en 1969.
L'an dernier, les Américains Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson s'étaient partagé l'honneur pour leur théorie expliquant la façon, pour les acheteurs et les vendeurs, de maximiser les gains tirés d'une transaction. Le travail sur cette théorie avait débuté en 1960.
Les Américains ont quasiment le monopole du prix, créé en 1968 par la banque centrale suisse en mémoire d'Alfred Nobel, inventeur de la dynamite. Le dernier non-Américain à remporter le Nobel de l'économie a été le Canadien Robert A. Mundell, en 1999.
Jusqu'à présent, les rumeurs qui circulent pointent en direction d'Eugene Fama, économiste à l'Université de Chicago, pour son hypothèse sur le marché des capitaux efficient, en vertu de laquelle les prix des actifs fixés par le marché reflètent avec précision l'ensemble des informations dont les investisseurs ont besoin.
Certains prédisent qu'un macroéconomiste remportera le prix.
On cite parmi les candidats plausibles les professeurs Robert Barro, de Harvard, Paul Romer, de Stanford, et Thomas Sargent, de la New York University.
Si le jury devait s'écarter des décisions types, le Français Jean Tirole, directeur de l'Institut d'économie industrielle de Toulouse, pourrait lui aussi être un lauréat potentiel.
D'autres Américains - Kenneth French, Lars Peter Hansen, Jagdish Bhagwati - et, en Suède, Stephen Ross ainsi qu'Assar Lindbeck figurent aussi parmi les gagnants possibles.
Moyenne (Not Rated)
Copyright © 2008 La Presse Canadienne