jeudi 9 oct, 12 h 00
Par Alexandre Robillard, La Presse Canadienne
QUEBEC - Une intervention de l'Etat pour sauver le Grand Prix de Formule 1 de Montréal sera conditionnelle à ce que les contribuables profitent des retombées, a déclaré jeudi matin le premier ministre Jean Charest.
Il a rappelé que l'aspect économique avait guidé les précédentes interventions financières du gouvernement pour maintenir à Montréal cet événement, dont les revenus et retombées sont estimés à 100 millions $ par année.
Selon le premier ministre, le sport professionnel doit d'abord et avant tout être considéré comme une activité économique.
"Si l'Etat fait une intervention comme on l'a fait dans le passé, c'est parce que le contribuable québécois y trouve son compte, a-t-il dit lors d'un point de presse. Le sport professionnel, la F1, c'est d'abord des affaires."
M. Charest a affirmé que le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, qui est aussi responsable de la métropole, allait rencontrer les membres de l'organisation de l'événement, ce jeudi, afin de comprendre la raison qui a mené au retrait de l'épreuve montréalaise du calendrier international.
Le premier ministre a rappelé que les organisateurs montréalais disposaient d'une entente leur accordant l'événement pour encore trois ans, jusqu'à ce que la société détenant les droits en décide autrement cette semaine.
"M. Bachand va se charger d'aller au fond des choses", a-t-il dit.
M. Bachand, Michael Fortier, ministre fédéral du Commerce international, et Gérald Tremblay, maire de Montréal, doivent discuter avec les promoteurs de la course avant de rencontrer les médias ce jeudi.
Mercredi, un porte-parole de Grand Prix F1 du Canada a affirmé que la balle était dans le camp des gouvernements.
Paul Wilson a confirmé que la course n'aura pas lieu en 2009 et ajouté que Grand Prix F1 du Canada n'était plus intéressé à organiser l'événement.
Selon le porte-parole, des coûts d'opération de plus en plus élevés rendent l'aventure inabordable pour un promoteur privé.
Des informations publiées mercredi indiquent que la course a été mise de côté en raison d'une "mésentente commerciale" entre la Fédération internationale de l'automobile (FIA) et le promoteur montréalais.
Les dirigeants de la Formule 1 et les équipes ont exigé une hausse majeure des redevances, a dit M. Wilson.
En mai dernier, le gouvernement du Québec a investi 1,5 million $ pour la rénovation du centre de presse et des paddocks du Grand Prix de Montréal.
Moyenne (Not Rated)
Copyright © 2008 La Presse Canadienne