mardi 7 oct, 18 h 37
Par Kristine Owram, La Presse Canadienne
TORONTO - Le pessimisme a prévalu pour une cinquième séance consécutive sur les bourses nord-américaines, qui ont terminé les échanges de mardi fermement dans le rouge, les investisseurs s'inquiétant toujours de la possible inutilité d'une intervention dans les marchés financiers pour empêcher une récession.
L'indice vedette de la Bourse de Toronto, le S&P/TSX, a reculé de 400,88 points pour clôturer à 9828,55 points, laissant ainsi 3,9 pour cent. Il avait pourtant gagné plus de 250 points en matinée.
Cette perte fait suite à celle de 573 points subie lundi et aux reculs de plus de 800 points encaissés à deux reprises la semaine dernière. La bourse torontoise a perdu environ un tiers de sa valeur depuis le sommet atteint en juin.
Le dollar canadien a retraité de 0,67 cent US, à 90,31 cents US. Le huard a perdu plus de trois cents face à la devise américaine depuis le début du mois d'octobre.
La Bourse de croissance TSXV a quant à elle clôturé à 1094,46, en baisse de 39,64 points.
Les marchés new-yorkais ont aussi encaissé des pertes, après que le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, eut averti que la crise financière avait assombri la performance économique actuelle des Etats-Unis et que ses douloureuses conséquences pourraient se poursuivre.
La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a cédé 508,39 points, à 9447,11 points, soit son niveau de clôture le moins élevé en cinq ans.
De son côté, l'indice composite du Nasdaq a perdu 108,08 points, à 1754,88 points, tandis que le S&P 500 a abandonné 60,66 points et terminé sous la barre des 1000 points, plus précisément à 996,23, pour la toute première fois depuis cinq ans.
Le cours du baril de pétrole brut a repris 2,25 $ US, à 90,06 $ US, à la Bourse des matières premières de New York (NYMEX).
La sombre évaluation de la situation faite par le dirigeant de la Fed, lors d'une rencontre d'économistes à Washington, a semblé ouvrir la voie à une baisse des taux d'intérêt d'ici la prochaine réunion de la banque centrale américaine, prévue les 28 et 29 octobre.
M. Bernanke a en effet indiqué que la Fed "devra déterminer" si sa politique actuelle de maintien des taux "reste appropriée" compte tenu de la débâcle globale suscitée par la pire crise financière depuis des décennies.
Sal Guatieri, économiste chez BMO Marché des capitaux, a estimé que la seule chose susceptible de faire monter les marchés en ce moment était une baisse des taux. Il a d'ailleurs dit s'attendre à ce que tant la Fed que la Banque du Canada procèdent en ce sens ce mois-ci.
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