mardi 22 jui, 11 h 49
Associated Press
TUNIS - Le journaliste et dissident tunisien Slim Boukhdhir a été libéré lundi, soit près de quatre mois avant le terme de sa peine d'un an de prison, a-t-on appris mardi de source associative.
Selon Amor Graïdi, un responsable de l'association non reconnue par les autorités "Liberté et équité", le journaliste a bénéficié d'une libération conditionnelle, comme le prévoit la loi pour les détenus ayant purgé la moitié de leur peine.
Arrêté en novembre 2007 lors d'un contrôle d'identité des passagers d'un taxi collectif reliant Sfax (sud) à Tunis, Slim Boukhdir, 39 ans, avait été aussitôt déféré à la justice et condamné à un an de prison pour "outrage à fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions", "atteinte aux bonnes moeurs" et "refus de présenter ses papiers d'identité".
Correspondant du journal panarabe basé à Londres "Al Quds Al Arabi" et du site Internet de la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya, le journaliste est connu pour ses écrits critiques, voire virulents, dénonçant notamment la corruption et autres dérives qui, selon lui, rongent certains milieux de la société.
Contacté par l'Associated Press, le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Néji Boughouri, a exprimé sa "satisfaction" et souhaité que les autorités accomplissent d'autres "pas positif(s)". Lors de sa récente assemblée générale, le syndicat avait lancé un appel aux autorités pour la libération du journaliste incarcéré.
De son côté, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) a, dans un communiqué, accueilli l'élargissement de Slim Boukhdhir "avec une joie immense", en espérant voir dans la décision des autorités tunisiennes "un gage de bonne volonté".
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