samedi 17 mai, 20 h 51
Associated Press
JERUSALEM - Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak va rencontrer mardi le président égyptien Hosni Moubarak pour discuter d'un cessez-le-feu entre les dirigeants du Hamas à Gaza et l'Etat hébreu, ont déclaré samedi des responsables gouvernementaux israéliens.
Les discussions dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh seront également consacrées aux moyens engagés par l'Egypte pour empêcher l'acheminement d'armes dans le territoire palestinien, ont ajouté ces responsables s'exprimant sous couvert de l'anonymat.
Ces entretiens ne signifient pas qu'un accord est imminent mais que la médiation engagée par l'Egypte progresse, expliquent-ils. La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, selon ses services, rencontrera également dimanche M. Moubarak à Charm-el-Cheikh. D'après une porte-parole du ministère, qui n'a pas fourni d'autres précisions; les entretiens porteront sur les dossiers liés aux relations bilatérales entre Israël et l'Egypte.
Ce pays s'efforce depuis plusieurs mois d'obtenir une trêve à Gaza, mais les tirs de roquettes visant le sud d'Israël se poursuivent, ainsi que les raids israéliens de représailles. Le ministre israélien de la sécurité publique Avi Dichter a estimé que les capacités militaires du Hamas au pouvoir dans la Bande de Gaza, sont en train de se renforcer.
Le Mouvement de la résistance islamique pourrait rapidement menacer des centaines de milliers d'Israéliens supplémentaires avec ses roquettes et Israël doit détruire l'arsenal du Hamas, désormais presque équivalent à celui d'un Etat souverain, a-t-il ajouté.
A Gaza, Abou Obeida, porte-parole de l'aile militaire du Hamas, a jugé que l'Etat hébreu exagérait les capacités militaires du Mouvement pour préparer le terrain à une opération de grande envergure, ce que le Premier ministre Ehoud Olmert a jusqu'à présent reporté.
Avi Dichter, qualifiant le Hamas de "tumeur maligne iranienne", a estimé qu'il fallait à tout prix éviter que ses roquettes tombent sur des objectifs stratégiques, comme le port d'Ashdod ou l'usine électrique d'Ashkelon. Il a enfin jugé que l'échec à battre le Hamas risquait de déstabiliser la Cisjordanie dirigée par le président palestinien Mahmoud Abbas.
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