Radio-Canada

Secteur hôtelier : Prêts pour la grève

vendredi 25 jui, 11 h 05

Les syndiqués de six des sept hôtels en négociations à Québec ont appuyé à 90 % une proposition pour constituer une banque de 72 heures de grève. Ils entendent y recourir, si jugé nécessaire, de façon continue ou sporadique, sans préavis, à compter du 1er août, soit au coeur de la saison estivale du 400e.

Les votes se sont tenus lors de deux assemblées syndicales au cours de la journée.

Ces hôtels où des grèves pourraient être déclenchées possèdent environ 20 % des chambres disponibles à Québec.

À Montréal et à Sherbrooke, des mandats de grève sans préavis ont déjà été exercés, et selon le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, ces moyens de pression portent leurs fruits. « On commence à sentir qu'il y a un mouvement au niveau du travail aux tables de négociations Â», dit-il.

Peu avant ces votes à Québec, Jean Lortie soulignait que les mandats de grève ne s'appliqueraient que dans une semaine, ce qui laisse place à la négociation. « On ouvre une fenêtre aux hôteliers de régler ou d'annoncer clairement leurs intentions. Donc, ils ne pourraient pas prétendre qu'on les prend par surprise le 1er août Â», soutient M. Lortie.

L'entente de l'hôtel PUR crée de l'espoir

Le vote des syndiqués s'est tenu à l'hôtel PUR. Les syndiqués de cet hôtel du quartier Saint-Roch voteront pour leur part jeudi prochain sur une entente de principe intervenue mardi entre la direction et les négociateurs syndicaux.

La CSN se montre d'ailleurs extrêmement satisfaite de cette entente qui suscite de l'espoir et devient maintenant une référence pour la quarantaine d'hôtels actuellement en négociation dans la province. Cette entente prévoit entre autres une réduction de la charge de travail pour les préposés aux chambres, des mesures de conciliation travail-famille et des augmentations salariales de 9 % sur 3 ans.

Selon Jean Lortie, c'est à l'hôtel PUR que les négociations ont été les plus faciles. Il souligne que les discussions sont plus ardues avec les dirigeants des hôtels Loews-Le Concorde et Hilton.

Toutefois, le président de l'Association hôtelière de la région de Québec, Henry Roy affirme que les négociations se déroulent normalement dans les hôtels concernés.

Il déplore par ailleurs la menace de grève qui pèse sur les hôtels en pleines festivités du 400e. « Quand on fait des menaces de grève et qu'on médiatise ça dans nos marchés de tourisme potentiels, on incite le touriste à rester chez lui ou à aller dans d'autres destinations Â», souligne-t-il. Il ajoute que la région a d'ailleurs suffisamment de places disponibilités dans les hôtels pour le mois d'août.

La menace de grève touche 2000 des 12 000 chambres que compte la Capitale-Nationale.

Les conventions collective des six hôtels concernés arrivent à échéance le 31 juillet prochain.

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