mardi 13 mai, 17 h 17
Les plongeurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont repris leur travail, mardi, au lac Simon, dans la Petite-Nation. Ils tentent depuis lundi de récupérer l'épave d'un hydravion qui s'est abîmé dans le lac il y a 50 ans. L'appareil repose à 50 mètres de profondeur.
Les plongeurs ont d'abord récupéré les restes de deux des quatre victimes, qui se trouvaient à l'extérieur de l'appareil, au fond de l'eau. Ils espèrent remonter à la surface la carcasse de l'appareil avant la tombée de la nuit mardi. Les recherches pourraient toutefois se poursuivre mercredi.
Depuis la création de la Sûreté du Québec, jamais une opération de récupération ne s'est déroulée en eau aussi profonde. Il s'agit d'une opération difficile, qui se déroule en eau très froide. Le fond vaseux du lac nuit également à la visibilité, en créant un nuage de particules.
Une disparition mystérieuse
Des proches des quatre victimes qui sont mortes dans cet accident se sont rassemblés, mardi, sur les berges du lac, attendant avec impatience la conclusion des recherches. « C'est un gros poids qui va nous enlever de sur les épaules. On va être content à la minute où se sera classé ça », soutient François Ouimet, le frère d'une des victimes.
L'hydravion, qui transportait quatre passagers, a disparu des radars le 21 novembre 1957. Ses occupants revenaient d'une expédition de chasse au parc du Mont-Tremblant. L'appareil faisait la navette entre le lac du Diable et Montpellier, dans la Petite-Nation. Des recherches avaient été menées dans les jours suivant l'accident, mais l'appareil n'avait jamais été retrouvé.
Des plongeurs amateurs ont finalement localisé l'épave l'automne dernier, après l'avoir recherchée pendant une dizaine d'années.
La Sûreté du Québec récupère maintenant l'appareil pour éviter que des plongeurs amateurs tentent de s'approcher de l'épave, ce qui est dangereux, puisqu'elle est située en eau profonde.
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